Babordages

Pendant qu'ils ne cherchaient pas d'alternative, nous pensions à un #PlanB.

Revenu de base, fausse bonne idée ?

Publié le par dans avec 36 avis

S’il y a bien un sujet qui fédère ces derniers temps chez certains gauchistes, écologistes, décroissants et même certains libéraux, c’est le revenu de base (ce n’est pas un hasard s’il est mentionné dans l’épisode Top 5 des #PlanB 2.0++ du #LeFeuilleton).

Comme eux, j’ai été enthousiasmé lorsque j’en ai entendu parler pour la première fois, gauchiste-artiste-fainéant-stalinien folklorique et pacifiste-mangeur d’enfant que je suis (paraît-il).

D’ailleurs, j’ai pondu à l’époque un petit billet assez dithyrambique sur le sujet, mais comme je sais que tu es un gros fainéant qui ne clique jamais sur les liens (ne le nie pas, je te vois, j’ai des preuves), je le cite ici :

Mais il faut se rendre à l’évidence : cela fait belle lurette que l’ère du plein-emploi est révolue.
[…]
On vous dira qu’il n’y a qu’une solution, qui est pire que le mal : une bonne guerre.

Mais il y en a une autre, sensiblement moins radicale.
En outre, c’est la seule proposition réellement neuve à avoir émergée ces dernières années, et qui prétend justement répondre à cette évolution majeure de nos sociétés. J’ai nommé…

Le revenu de base (ou revenu universel, ou revenu de vie, ou allocation universelle, ou revenu garanti (mettez-vous d’accord bordel !)).

Il existe sous diverses guises, défendues par des libéraux et des gauchistes (ce qui n’est pas commun).

Il consiste à verser inconditionnellement à tous les individus un revenu de base suffisant pour vivre.

Il permet d’imaginer un monde dans lequel il ne faudrait plus choisir entre les effets globalement dévastateurs de la société de consommation et la misère généralisée.

Il redonne de la dignité à tous, et permet un rééquilibrage entre les activités marchandes et non marchandes.

Il rééquilibre le rapport de force entre employés et employeurs
[…]
Des gens bien plus calés que moi ont imaginé ses modalités de mise en œuvre et de fonctionnement dans le détail (et il a même été expérimenté ici ou là sous diverses formes plus ou moins édulcorées).

Les productivistes de tous poils, de droite comme de gauche, défenseurs de la valeur travail, y sont foncièrement hostiles. Encore un bon point.

Bref, le revenu de base est une idée fort séduisante qui aurait potentiellement un impact non négligeable et bénéfique sur le bien-être au quotidien de millions de personnes qui souffrent de différentes formes de précarité ou de profonde aliénation.

Et pourtant, et pourtant, depuis quelque temps, le doute m’habite.

Le fait qu’il soit prôné par des libéraux pur jus (et par Christine Boutin !) ne me troublait pas outre mesure lors de ma découverte initiale. Après tout, un gauchiste et un libéral peuvent s’entendre sur certaines choses : l’eau mouille, la flamme brûle, l’air frémit, la terre est ronde (on est d’accord Christine, elle est ronde, hein ?!).

Mais le diable (ce coquin) se nichant toujours dans les détails, l’engouement des libéraux m’a tout de même un peu dégrisé et poussé à réfléchir.

Les plus fougueux prosélytes du revenu de base y voient l’alpha et l’oméga qui résoudrait tous les maux de la société.

Or, je me suis plié en quatre pour te démontrer que nous vivons une Multicrise (économique, démocratique, écologique, de la complexité) qui est littéralement insoutenable, qui ne peut pas durer, et qui aboutira inéluctablement à l’effondrement de notre modèle de civilisation si nous n’agissons pas.

J’en suis donc venu à me demander si le revenu de base, malgré ses qualités indéniables, ou pire, grâce à elles, ne serait pas en réalité le meilleur moyen de perpétuer le système

  1. en achetant la paix sociale,
  2. en huilant les rouages de la société de consommation,

pendant que les prédateurs continueraient à prédater (à concentrer les richesses, dicter leur loi à la sphère politique, détruire la planète, se faire la guerre par algorithmes de trading à haute fréquence interposés, etc.).

Un peu comme ces grosses entreprises aux USA qui sont trainées devant les tribunaux pour finalement passer un accord à l’amiable (moyennant un gros chèque), évitant toute condamnation, et achetant au passage le silence de leurs victimes et de leurs descendants, avant de repartir tranquillement saloper le monde de leurs marées noires et autres fracturations hydrauliques.

En d’autres termes, et si le revenu de base était finalement le meilleur moyen de sauver un système pervers et mortifère qu’il est pourtant urgent de remplacer, en étouffant dans l’œuf, moyennant un petit chèque, toute velléité de véritable #PlanB ?

#jplq

Mots-clés : , ,

À propos de sknob

Franglophone songwriter, cartoonist, translator, geek, #ronchonchon. VieuxSage, déjà blogueur au XXe siècle, je ne supporte ni l'injustice, ni la mauvaise foi, ni les gens qui réfléchissent avec le cerveau d’autrui, ni les betteraves. En revanche, j'ai un peu le melon depuis que j'ai publié un billet sur le blog de Paul Jorion. Mes camarades m'ont à l'œil.

Tous les articles par sknob →

Articles connexes

36 avis sur “Revenu de base, fausse bonne idée ?

  1. dedalus

    Curieux raisonnement.

    En ce cas, les allocations chômage, les pensions de retraites, la sécurité sociale, les congés payés, et j’en passe, sont autant de moyens d’assurer la paix sociale et par là même de sauver ce même système, pervers et mortifère. Non ?

    Une stratégie de reconquête bien pensée consisterait alors, sans doute, à cesser de se battre pour la préservation de tous ces petits chèques, ces petites aumônes qu’on nous fait pour acheter la paix sociale. J’ai tout bien compris ?

    Répondre
  2. Stanislas Jourdan

    La critique classique… je m’attendais à mieux en lisant le titre :p

    Je n’ai clamé que le revenu de base résoudrait tout. Ce serait une erreur bien sûr de le dire. Seulement voilà quand on a une idée sous la main qui est simple, faisable est résout – soyons modestes – un ou 2 problèmes importants… ben je vois pourquoi il faudrait se priver d’y aller. Mais si on suit ton résonnement, le fait que le revenu de base ne résolve pas tout serait une bonne raison de ne pas défendre l’idée ? A moins d’avoir une meilleur idée qui surpasse de loin le revenu de base (pas vu ça dans l’article), cette logique me semble erronée.

    Après on peut toujours transformer une bonne idée en bouzin merdeux. Le revenu de base n’échappe pas à ce risque — qui n’est pas intrinsèque à l’idée en elle même mais davantage à la récupération politique à venir.

    Tu cites Boutin, comme tous les sceptiques qui brandissent son nom comme un épouvantail pour discréditer l’idée (démonisation bonjour). Son influence politique réelle est pourtant assez marginale à droite comme à gauche (au niveau médiatique c’est différent). Même dans son parti ils ne sont pas tous d’accord sur l’idée ! Bref, je ne vois pas vraiment de menace venant de sa part. Ce qui m’agaçe plutôt c’est que la gauche n’est pas foutu de s’emparer de l’idée alors que le champ est encore libre… Faudra pas se plaindre quand le centre et la « droite modérée » sortiront du bois (ils se mettent au travail déjà).

    On touche ici finalement précisément à la nécessité de construire un mouvement de citoyens puissants pour contrecarrer tout risque venant d’un bord ou de l’autre. Voilà le seul moyen que je vois d’obtenir un revenu de base réellement émancipateur.

    Sachant qu’au bout du compte, l’impact espéré du revenu de base ne viendra réellement que des choix individuels de chacun d’entre nous que le revenu de base facilitera. Si les gens continuent de vivre exactement comme avant, le revenu de base ne fera qu’apaiser les couches les plus pauvres et exclues.

    Mais ça c’est de toute façon (encore une fois) le problème inhérent de toute idée, voire même de tout outil… Faut que les gens se l’approprient pour en tirer le potentiel maximum. Mais ça, ça se fait pas d’un baguette magique.

    Autre caractéristique du revenu de base : il est compatible avec le système actuel. En même temps n’est-ce pas aussi pourquoi cette idée est aussi puissante ? La plupart des gens ne sont pas forcément prêt à imaginer un système totalement différent. il faut donc des idées passerelles pour les amener à réfléchir et débloquer leur imaginaire. Le revenu de base en fait partie.

    En fait, la révolution est ailleurs que dans le seul revenu de base, elle est avant tout dans les consciences. Finalement on peut imaginer que le revenu de base n’arrivera que comme une conséquence de l’éveil des consciences… mais il ne faut pas non plus nier le rôle d’une idée aussi puissante que le revenu de base pour véhiculer des valeurs telles que l’humanisme, la démocratie, les biens communs… débloquer l’imaginaire… À ce titre, le revenu de base est résolument une impulsion culturelle comme le dit le film. Tout est là !

    Répondre
  3. sknob Auteur

    @dedalus, le Rdb merite mieux que d’être un moyen de sauver nos acquis.

    @Stan, Je n’avance pas masqué. Mon enthousiasme n’est pas feint. Mais « context is everything » (la Multicrise). Différence entre une idée compatible avec le système actuel et idée susceptible de le renforcer. Quant à Christine, je dis bien que ce n’est pas rédhibitoire, mais c’est tout de même embêtant, ça m’a permis de faire une vanne à deux balles et de caser ma caricature.

    Répondre
  4. notav

    Le revenu de base est actuellement la seule idée qui met en cause les fondations même du système actuel, c’est pourquoi il est si difficile à mettre en œuvre.

    D’un point de vue pratique, c’est la marche suivante.

    Mais là, on touche à un dogme, celui du clivage gauche droite, mais surtout celui du productivisme.

    Le post ci dessus suggère qu’une révolution dans le sang est beaucoup mieux que des changements sociétaux pacifistes. C’est son droit.

    Malheureusement, dans la réalité où nous vivons, ce qui émerge de l’austérité, de la crise et de cette non paix sociale, c’est la montée en force de l’extrême droite comme actuellement en Grèce.

    Si il y a une révolution, ce sera malheureusement pour mettre en place un système totalitaire comme le démontre aussi malheureusement la démonstration de force des anti mariages pour tous.

    Les votes l’on démontré aussi : 17% pour la lepen et 11% pour Mélenchon. Et cela se renforce encore au local.

    C’est pourquoi, contrairement à ce que suggère votre article, il faut plus d’équité mais il faut résoudre l’extrême misère et ne pas laisser l’impression que la population la plus démunie est laissée pour compte.

    Répondre
    • Cipher

      @notav : il remet tellement en cause le système actuel qu’il est activement soutenu par les libéraux qui ont donné les bases pour notre société contemporaine. Hayek était complètement d’accord avec cette idée (je pense d’ailleurs qu’il a été l’un des premiers à en parler), notamment parce qu’elle rend nulle la notion de mérite qui à ses yeux n’aurait plus de place dans une société de marché parfaite.

      Un instant de réflexion rend évident pourquoi le revenu de base ne gêne nullement les libéraux (au-delà des valeurs des travailleurs par lesquelles ils enrobent idéologiquement leurs discours) : en détruisant la relation entre travail et récompense et en donnant à chacun un montant à employer à son gré il achève de faire de chacun de nous un petit capitaliste qui comprendra dès lors plus aisément les exigences des plus riches. N’est-ce pas précisément à cause du déclin de la valeur travail que Gorz défendait cette proposition ?

      Au mieux le revenu de base est une accommodation fataliste au système actuel, au pire il est une manière de renforcer son indépassabilité dans les esprits de tout le monde. Une personne de gauche qui le défend devrait à mon avis se poser sérieusement des questions quant à ses bases idéologiques…

      Répondre
  5. Socialisme Critique

    J’avais lu dans « Marx l’intempestif » de Daniel Bensaïd, un passage assez intéressant à ce sujet. Il citait André Gorz, fameux partisan du revenu de base, et exprimait son désaccord de la façon suivante: dans le système capitaliste tel qu’il se perpétue, ce genre d’initiative ne pourra aucunement changer la situation sociale, puisqu’il ne remet aucunement en cause l’accumulation du capital par la classe possédante… Bensaïd prédit donc le même destin au revenu de base que celui du RMI et du RSA: un effet cosmétique, limité, et stigmatisant pour ceux qui en bénéficient. Et je pense qu’il n’a sans doute pas tort.

    Répondre
  6. HERON Bernard

    Je ne peux pas dire mieux que Stanislas Jourdan. Justement, ce qui est intéressant avec ce Revenu de Base c’est que cette idée intéresse maintenant tout un éventail politique de l’extrême gauche à une droite chrétienne… et qu’il peut susciter (enfin) un débat intéressant en France et en Europe (avec l’ICE). Les Suisses, eux, sont un peu plus en avance : ils ont obtenu leurs 100 000 signatures pour une votation citoyenne.
    C’est vrai que chacun a sa vision concernant le montant ou le financement (entre autres). A nous de faire des propositions, d’argumenter pour provoquer une véritable métamorphose (Edgar Morin) plutôt que des pseudo-révolutions.
    L’intérêt de ce Revenu de Base Inconditionnel c’est qu’il est exportable, il pourrait être universel.
    Continuons le débat et faisons signer l’Initiative Citoyenne Européenne !

    Répondre
  7. Dubito

    Les commentaires ci-dessus ne manquent pas d’intérêt. Mais, ici comme dans presque tous les débats, une notion fondamentale – et malheureusement partagée par beaucoup – vicie la réflexion en ne tenant pas compte de l’évolution des pratiques économiques, politiques et sociales. L’observation des politiques conduites depuis trois décennies en France (et plus largement en Europe occidentale) conduirait plutôt à conclure à un rapprochement de plus en plus accentué des postures jusqu’alors définies – idéologiquement et sociologiquement – comme étant de gauche, d’une part, et de droite, d’autre part.

    Une nouvelle fois depuis sa création, le capitalisme tente en effet de réussir la nécessaire mutation qui lui permettrait de survivre en absorbant les critiques qu’il suscite, aussi bien de « gauche » que de « droite ». Ce fut par exemple le cas après la crise des années 30 et à l’issue de la seconde guerre mondiale avec la création de ce qu’on a pu appeler « l’État-providence ».

    Or les gouvernements qui se sont succédé depuis les années 80, en France comme dans les pays voisins, n’ont jamais radicalement remis en cause et ne remettent nullement en cause actuellement, peut-être encore moins que jamais, les fondements du capitalisme ou, si l’on ne craint pas de simplifier, l’économie dite « de marché ».

    Par conséquent, si l’on considère, selon l’opinion la plus couramment admise, que la caractéristique principale de la droite serait le conservatisme, il semble dès lors tout à fait justifié de définir les différentes politiques menées depuis 30 ans comme une simple alternance entre droite libérale (Chirac, Sarkozy) et droite sociale (Mitterrand post-1983, Hollande).

    Si l’on prend compte de cette réalité, alors le débat de société peut vraiment prendre place, débarrassé des a priori hérités des deux siècles passés.

    Répondre
  8. dede Lajoie

    je peux me permettre ?

    Sur le papier le revenu de base constitue effectivement un de ces ouragans conceptuels propres à faire changer le monde de base (comme on chantonnait naguère).

    Mais dans l’hypothèse -peu probable- où on voudrait le mettre en place, on ne pourrait pas s’absoudre de l’Etat du monde qui le ferait naitre. Nul doute dès lors que ce monde où la compétition et autres galéjades libertaires sont la norme couperait rapidement les ailes émancipatrices que porte le concept pour en faire un gimmick cache misère.

    C’est d’autant plus vrai que dans une certaine mesure le revenu de base existe déjà de facto. Comment autrement appeler le RSA, le RMI et tous ces dispositifs salvateurs qui empêchent le pauvre de tomber au stade où il s’énerve vraiment ?

    Dans la bouche de Boutin (et Dieu sait si de sales choses en sont sorties) et des libéraux, le revenu de base est aussi un moyen de remettre à plat sécurité sociale et autres mécanismes d’aide en proposant une somme ridicule également répartie en tous les citoyens. Geste symbolique fort permettant de renvoyer chaque individu aux mythes fondateurs du libéralisme : celui d’individus avec les mêmes chances au départ mais que que la force de travail et le talent élèvent au dessus de la masse avec l’aide de Dieu (entre autres)(et de Papa et de sa banque aussi un peu mais ça n’est généralement pas dans le tableau).

    Répondre
    • Wabi Sabi

      Pourquoi prendre d’emblée l’hypothèse d’une « somme ridicule » ?

      La définition du revenu de base précise bien que le montant sera « ajusté démocratiquement ».

      Procédons donc dans l’ordre :

      1) Suscitons et développons le débat comme c’est justement le cas ici – et donc la signature de l’ICE en cours.

      2) Puis à chacun de prendre ses responsabilités pour faire entendre sa voix et par exemple promouvoir un montant suffisamment élevé et non minimum, compatible avec un « développement » soutenable – même si je n’aime pas ce mot, car il évoque implicitement l’idée de « croissance » à mon sens non soutenable – mais justement le débat sur le RB – et là pour cela.

      Répondre
  9. HERON Bernard

    Une différence fondamentale entre le Revenu de Base (RB) et les RSA, RSI et toutes ces « aides » d’un « Etat providence »… c’est qu’il est inconditionnel (RBI) donc, si son montant est supérieur à toutes ces allocations distribuées par ces « usines à gaz » (après études de dossiers compliqués…) il supprimerait tous ces secteurs administratifs de redistribution (une trentaine) dont on connait la lourdeur et les coûts de gestion. Une récence enquête du médiateur de la République (je crois avoir entendu Dominique Baudis là dessus) démontre qu’en France les « usagers » considèrent que ces organismes sont « agressifs et dangereux »… de quoi « péter les plombs » !
    Certains rétorqueront que cela va mettre plein de gens au chômage… Je crois que ceux-là préféreraient faire un vrai travail plus productif ou simplement s’occuper vraiment des autres. Mais là c’est un autre débat…

    Répondre
  10. Maxime

    Le revenu de base est une idée intéressante, qui m’a aussi enthousiasmé la première fois que j’en ai entendu parler. Beaucoup d’arguments le défendant me paraissent trés pertinent. Mais ce qui m’inquiète avec cette idée, c’est que l’on parle trés peu de son mode de financement.Certains parlent de le financer avec la TVA et de supprimer toutes les cotisations sociales. Est-ce que si l’on instaure le revenu de base, on diminue les cotisations sociales?
    Si la réponse est oui, alors le revenu de base devient un danger pour les citoyens.
    Bernard Friot, économiste sociologue, qui a crée le réseau salariat, a démontré plus d’une fois les bienfaits des cotisations sociales pour notre société. Je trouve son idée d’un salaire à vie et entièrement financé par les cotisations sociales beaucoup plus consistante que le RBI.
    Le fait de financer un salaire à vie par la cotisation sociale et de financer l’investissement par une cotisation investissement nous permettrait de nous débarasser de la propriété lucrative, des marchés financiers et toute la spéculation qui va avec, et de rééquilibrer le partage des richesses au sein de notre population. Ces idées méritent que l’on s’y penche sérieusement.
    Je vous invite donc à aller voir le site pour plus d’info sur le sujet :
    http://www.reseau-salariat.info/
    et d’écouter des conférences de Bernard Friot.

    Répondre
  11. Vbuyle

    Je pense que cette idée du Revenu de Base (d’ailleurs je n’aime pas trop le nom et préfère celui de Revenu Universel) se doit d’être développé comme remplacement du rsa d’une partie du chômage, des retraites et des salaires, mais aussi pour les plus jeunes en remplacement des allocations familiales, bourses d’étude… En effet en tant qu’étudiant je connais les difficultés que rencontrent mes parents à payer mon logement à Paris (9m2, 500€ ça pique).
    Du coup, ce revenu universel (bien sur couplé à d’autres améliorations sociales (je reste un gauchiste)) serait une grande simplification dans l’administration française car inconditionnelle et pour chaque français (et même étrangers vivant en france (et oui gauchiste toujours)) peu importe son âge.
    Ce serait un nouveau progrès social mais ne resterait qu’une marche sur l’escalier de l’abolition de la misère.

    Répondre
  12. HERON Bernard

    Pour répondre à Maxime,je lui propose de lire ce (court) article d’une proposition de financement : http://www.lepetitlivrevert.fr/non-classe/revenu-de-base-financement-dress-protection-sociale-source-des-revenus-economies/
    Pour résumé il y a de multiple sources possibles. A nous de choisir et de vérifier au fil de l’eau et de rectifier éventuellement.
    C’est un vrai projet. Il faut le mener comme tel.
    C’est l’intérêt du débat actuel et de l’ICE.

    Répondre
    • Maxime

      Merci à Bernard Heron pour cet article que je viens de lire.
      Cependant le problème se pose toujours. Si je comprends bien on veut remplacer les dépenses dûes pour le chomage, retraites, allocations familiales,
      maternité etc. par différents impôts. Mais pourquoi? Le système par cotisation fonctionne trés bien. Par exemple, lorsque le PS et l’UMP à tour de rôle décident de remplacer petit à petit des cotisations maladies par la CSG, au final, ce qui était financé par les employeurs (par cotisations), est financé maintenant par les citoyens.
      Le discours dominant qui vise à faire passer les cotisations comme des charges empêchant la compétitivité de nos entreprises, et en conséquence une des raisons du chomage est un mensonge. Regardez à l’étranger, au Portugal, en Espagne où les cotisations sont nettement inférieures à celles en France, ils ont beaucoup plus de chomage qu’en France (et je sais de quoi je parle j’habite au Portugal). En France, cela fait 15 ans que l’on baisse les cotisations, et 15 ans que le chomage ne cesse d’augmenter…
      Voila pourquoi je me méfie du RBI, et que je préfère les propositions du réseau salariat qui elles permettraient à tout le monde, à partir de 18 ans, de recevoir un salaire à vie financé par les cotisations (et toujours sans que l’on oblige personne à travailler), qui permettraient une redistribution des richesses beaucoup plus équitables que celles proposées par le RBI.

      Répondre
  13. HERON Bernard

    Je n’ai pas du être assez clair dans mon article. Je voulais simplement dire qu’il existe une foultitude de financements possibles. A nous d’en débattre.
    Personnellement je préférerais que le RBI supprime tous les services d’assistance qui existent actuellement, donc que son montant soit de 1 000 euros environ. Je rappelle que les suisses proposent 2 500 Frs Suisse, soit plus de 2 000 euros par adulte.
    Je propose en fin d’article la courte conférence d’un économiste comportementaliste très intéressant.
    Continuons le débat !

    Répondre
    • Maxime

      Je suis d’accord, il faut débattre des modes de financement car là est le coeur du problème à mon avis. Et donc je pose la question, pourquoi alors ne pas le financer par des cotisations sociales?
      Pourquoi dans votre article, et aussi dans tous les autres articles que je lis sur le revenu universel vouloir supprimer les cotisations. J’en reviens aux travaux de plusieurs économistes dont Bernard Friot qui ont montré tous les bienfaits des cotisations sociales sur nos sociétés en terme d’emploi, de retraites ou de santé.
      Avec les cotisations pour la santé par exemple, on finance avec 10% du PIB notre système de santé, bien plus équitable et accessible à tous, que celui des USA qui est financé avec 15% du PIB. Pourquoi? parce que le système de cotisations empêche les spéculateurs d’entrer en scène, pas d’assurance privée pour nous arnaquer, pas de spéculation sur notre système de santé.
      Il serait vraiment dommage de laisser ça de côté, et c’est pour ça je pense que plusieurs grands patrons soutiennent le RBI, car ils y voient une chance de se débarasser des cotisations sociales pour faire encore plus de profit.
      Je regarderai la conférence que vous mettez dans votre site, de mon côté je vous conseille la conférence suivante :

      http://www.dailymotion.com/video/xq07nk_faut-il-fixer-des-limites-a-la-propriete_news?search_algo=2

      elle dure 2h mais ce sont surtout les 45 premières minutes qui sont à voir, même si la suite est trés intéressante aussi.

      Et oui, continuons de débattre du sujet (c’est avec plaisir de mon côté)!

      Répondre
  14. HERON Bernard

    Cher Maxime,

    J’ai écouté avec intérêt la conférence de Bernard Friot à UTOPIA (dont je suis membre). Je m’intéresse à sa démarche (salaire à vie) et à ses arguments depuis quelques années.
    Je suis entièrement d’accord avec lui concernant la grande différence qu’il fait entre la propriété d’usage et la propriété lucrative. Du reste, dans les modes de financement, je fais référence à un livre écrit par Jacques Berthillier (Secrétaire de l’AIRE dont je fais aussi partie). Si vous avez le temps, en voici un court résumé : http://www.lepetitlivrevert.fr/revenu-de-base-pour-une-reforme-humaniste-du-droit-de-propriete-jacques-berthillier/
    Je suis aussi d’accord avec les chiffres qu’il donne concernant le PIB et l’évolution de sa répartition.
    Par contre je trouve que ce PIB est (lui) à remettre en cause car il intègre les dégâts en tous genres (une bonne guerre mon bon monsieur !) plutôt que de privilégier la prévention.

    Pour la CSG je ne vois pas en quoi il ne la considère pas comme une Contribution Sociale et en quoi l’impôt (re-distribution) justifie l’objet imposé. On a fait ce même procès à la taxe « Tobin » qui n’est toujours pas en place.

    Quand il affirme que la Santé et la pension vieillesse (1/4 du PIB) sont un exemple de Propriété d’Usage, il oublie la part très (trop) importante que les mutuelles ont prise concernant la santé et celles des assurances privées ou des « complémentaires »… pour la vieillesse qui me semblent bien « lucratives »

    En résumé, mon avis c’est que je préfère un revenu de base égal pour tous que j’assimile à un filet social (comme celui des trapézistes) plutôt qu’un salaire qui dépende d’une « qualification », d’un « grade » comme dans la fonction publique.
    Je préfère un revenu inconditionnel (1 000 euros) qui évite de tomber dans la déchéance et qui permette de rebondir, de changer d’orientation, de se former plutôt que le droit à un salaire à vie (de 1 500 à 6 000 euros) acquis par une expérience professionnelle.

    Suite à cette conférence, une des questions porte sur la transition vers cette société plus juste : je pense que la mise en place d’un Revenu de Base Inconditionnel est plus évidente que la révolution proposée par Bernard Friot.
    Après avoir, moi aussi, évolué avec l’âge, je crois à la métamorphose plus qu’à la révolution.

    Le débat est aussi un plaisir pour moi.

    Répondre
  15. Maxime

    Cher Bernard Héron

    Je comprends votre point de vue. Tout d’abord je ne cherche pas à critiquer le revenu de base ou à le décridibiliser, j’ai d’ailleurs signé l’initiative européenne. Je trouve juste que les propositions de Bernard Friot et du réseau salariat sont encore plus émancipatrice que le revenu universel.
    Je voudrai donc juste répondre à quelques unes de vos phrases qui selon moi induisent en erreur sur les propositions de réseau salariat (dont je ne fais pas partie je précise je suis juste un citoyen curieux sur ces questions économiques).
    La différence entre la CSG et une cotisation sociale, c’est que la CSG est payé en majeure partie par les citoyens aux revenus les plus modestes, tandis que les cotisations sont payées par les employeurs. Remplacer des cotisations par un impôt comme la CSG, c’est cadeau pour les patrons, et c’est nous qui payont.
    Sur la part importante qu’ont prises les mutuelles et les assurances privées concernant la santé et celles des complémentaire pour la vieillesse, c’est justement parce que l’on diminue les cotisations santé, que l’on permet ainsi au lucratif d’entrer en scene. Si on finançait totalement les retraites par répartitions, nous n’aurions pas besoin de complémentaires.
    De plus, Bernard Friot propose un salaire à vie pour tous à 18 ans, ce qui n’est pas si éloignée que ça du revenu universel. La qualification entre ensuite en compte pour des augmentations de salaires. Mais à 18 ans, quoi que je fasse je reçois un salaire minimum de 1500 ou 2000 euros. Donc pas besoin de qualification professionnelle pour toucher 1500 euros. Il propose aussi un salaire maximum à 6500 ou 8000 euros (net).
    Un salaire à vie « qui évite de tomber dans la déchéance et qui permette de rebondir, de changer d’orientation, de se former » en reprenant vos mots.
    Enfin, et c’est sans doute ce qui me convainc le plus, pour arriver à mettre en place le salaire à vie, il suffit de prendre ce qui existe déjà de révolutionnaire dans notre système, c’est-à-dire la distribution des richesse crée par le travail grace aux cotisations sociales, et de le prolonger. Donc pas de révolution brute, la transition est même plus simple qu’avec le revenu universel, il suffit juste d’augmenter les cotisations petit à petit (comme ce fut le cas pendant les 30 glorieuses, puisqu’entre 1945 et 1985 environ, le % des cotisations dans notre PIB a régulièrement augmenté). Donc une proposition solide, facile à mettre en oeuvre, et tout aussi émancipatrice (et plus selon moi car elle permet de nous débarasser des spéculateurs et tout autre de rentiers qui vivent sur le dos du travail des autres) que le revenu universel. C’est donc dommage de passer à côté.

    Répondre
    • HERON Bernard

      Pour ma part, ce sera le dernier commentaire pour la journée. Ce débat est fort intéressant et fondamental.
      Je précise que je n’argumente ici qu’en mon nom même si je milite dans les mouvements que je vous ai indiqué (AIRE, UTOPIA, EELV, MFRB,…).
      L’intérêt d’un Revenu de Base Inconditionnel c’est qu’il est versé non pas pour vivre mais parce que l’on vit. Donc de la naissance à la mort. Sinon quid des étudiants, des enfants ? On continue avec les Alloc, les bourses, le CROUS ?
      Pourquoi 18 ans ?
      Un RBI permettrait aussi selon les pays à inciter à la menace démographique. J’essaie aussi de m’en expliquer sur le site.

      Je ne pense pas que la notion de salaire maximum limité soit une bonne chose. Quid des « artistes », des sportifs aux carrières courtes, des génies inventifs… ? Pour cela je préfère le système d’imposition que déteste Bernard Friot mais progressif à compter du premier euro gagné avec un maximum de 50% (véritable bouclier fiscal) mais qui concerne TOUS les revenus.
      La notion de qualification professionnelle est très ambiguë et fluctuante. J’ai connu le début de l’informatique dans les année 70 avec 4 « métiers ». Cette « branche » regroupe maintenant plus de 100 « fonctions »…
      Les « cadors » de la mécanographie des années 70 qui sont devenus obsolètes auront toujours leurs salaires de 6 000 euros nets ou faudrait-il qu’ils se reconvertissent ?

      Je pense que je m’en explique assez sur mon site pour ne pas m’étendre plus ici.
      A bientôt et merci de votre attention.
      Cdt

      Répondre
  16. sknob Auteur

    Suis trop loin pour participer activement à la discussion, et vous faites ça très bien sans moi, mais au-delà des échanges intéressants sur les différentes incarnations possibles du RdB et des différents modes de financement potentiels, reste la question que je pose. Si les choses sont aussi graves que je le prétend ici par exemple, ne faut-il pas faire le deuil d’une bonne idée dès lors qu’elle contribuerait à entériner les pires travers de la situation, c.f. les contributions de @socialismecritique et @dedelajoie ci-dessus ?

    Répondre
  17. Maxime

    Pour répondre à la question pertinente de Bernard Heron, pourquoi 18 ans? Je n’ai pas de réponse immédiate, pourquoi pas 16 ans, puisque avant, l’école étant obligatoire, on peut estimer qu’un enfant n’a pas besoin d’un salaire (l’ecole gratuite est assuré dans le mode de financement du salaire à vie). Peut-être 18 ans parce que c’est la majorité, on a le droit de vote, et du coup le salaire à vie (majorité politique et économique). Bref à débattre!
    Les étudiants sont pris en compte, puisqu’ils reçoivent le salaire à vie, donc pas de CROUS, ni alloc, ni bourse.

    Par ailleurs, cela m’amène justement à un aspect important des propositions de Bernard Friot, c’est l’importance des services publics gratuits qui est prise en compte. L’école gratuite, la santé, l’eau, l’énergie, etc.
    Un des points critiques que je vois aussi pour le RBI, c’est justement que plus tard on va nous dire, tu peux bien payer un petit peu pour l´education de ton fils, etc. et que l’éducation, la santé etc. vont petit à petit tomber dans les mains de grandes multinationales qui ne rêvent que de ça. C’est pour cela aussi que je pense que le RBI est une vrai fausse bonne idée.

    Quant au salaire maximum, la question : « Quid des « artistes », des sportifs aux carrières courtes, des génies inventifs… ? » n’a pas de sens. Ils recevront quoi qu’il arrive le salaire à vie (les points positifs du RBI sont aussi dans le salire à vie!) supèrieur d’ailleurs au RBI. Aujourd’hui seulement 0.1% de la population gagne plus de 8000 euros net par mois, poser un salaire maximum de 8000 euros ne gêneraient que la classe dominante.

    Comme le dit @socialismecritique, le RBI « ne remet aucunement en cause l’accumulation du capital par la classe possédante ». Cet accumulation du capital se fait par la propriété lucrative. Supprimer la propriété lucrative en se servant des cotisations sociales, en créant une cotisation investissement pour reprendre en main de façon démocratique l’investissement dans nos sociétés (et se débarasser des marchés financiers, avec ses spéculateurs, et ses actionnaires sans scrupule etc.), en prolongeant le système de cotisations sociales aux salaires, et en créant un salaire à vie à partir de 18 (16-17?) ans, voila des propositions qui méritent selon moi que l’on s’y penche sérieusement .

    Merci aux créateurs de ce site de nous offrir ce lieu d’échange.

    Répondre
  18. HERON Bernard

    Je m’associe à Maxime pour remercier ce site qui permet les débats.

    Bonjour,
    Je reviens sur l’âge concernant la « distribution » d’un Revenu (Salaire – Dividende – Allocation – Dotation – …  »
    Pour ma part, le fait de distribué ce revenu dès la naissance (voire avant) permet de supprimer les Allocations Familiales (AF) et autres primes conditionnées. Ce n’est qu’un transfert de ligne budgétaire en évitant d’en supporter la gestion.
    Il n’y a pas (que je sache) de remise en cause de la gratuité de la santé ou de l’éducation dans l’éventail politique de ceux qui proposent le RBI. Donc imaginer que ces secteurs soient accaparés par les multinationales si un RBI était mis en place relève d’une conjecture orientée. J’ai déjà signalé que dans le système actuel les mutuelles de santé les « complémentaires » ou les cours privés existaient déjà.
    Le RBI n’a aucune volonté de supprimer la gratuité (je préfère mutualisation) bien au contraire.
    Concernant l’énergie, l’eau et les transports locaux, c’est une partie du RBI qui pourrait être distribué en « nature » selon la commune. Ceci permettrait d’envisager l’universalité. En effet la quantité d’eau par individu ne sera pas la même au sahel que dans le cantal, la dépense en énergie pour le chauffage sera différente entre Lille et Marseille. Si les transports en commun sont inexistants, il faudra plus de carburant pour autoriser les déplacements, … etc.
    Concernant les artistes je vais être plus précis et donner un exemple : sorti de la « star- ac » un jeune artiste va sortir un « tube », produit qui va lui permettre en un an d’être au « top » des ventes soit de gagner le maximum du salaire à vie (6 000 euros). Va-t-il gagné ces 6 000 € ad vitam ?
    Pour le dernier point concernant l’accumulation d’un capital « lucratif », je crois que le livre de Jacques Berthiller (pour une réforme humaniste du droit de propriété) que j’ai déjà mentionné donne une bonne réponse.
    Je pense que le RBI est plus évolutif et libéral (au sens positif : métamorphose) alors que la position de Bernard Friot est du domaine « révolutionnaire » donc liberticide . Elle ne me semble pas applicable dans l’immédiat sans un changement radical des mentalités qui me semble très improbable.
    Le fait d’avoir signé l’ICE et, je l’espère, d’obtenir le million de signature permettra d’élargir le débat qui me semble important et nécessaire.
    Cdt

    Répondre
  19. Maxime

    Rebonjour donc,
    Concernant l’artiste qui sort un tube, est-ce que le fait de sortir un tube justifie le fait de gagner le salaire maximum? Mais si un artiste après plusieurs albums augmente son salaire pour atteindre le salaire maximum, alors oui, il a son salaire ad-vitam, même s’il change d’activité.

    Vous dites  » imaginer que ces secteurs soient accaparés par les multinationales si un RBI était mis en place relève d’une conjecture orientée. » Ne voit-on pas aujourd’hui nos services publics mis en danger? Et toutes ces privatisations etc. Je ne pense pas que la conjecture que j’envisage soit orientée, c’est malheureusement la conjecture actuelle.
    Et de plus vous dites : « Il n’y a pas (que je sache) de remise en cause de la gratuité de la santé ou de l’éducation dans l’éventail politique de ceux qui proposent le RBI. » . Je le répète, il n’y a pas non plus dans le RBI de propositions qui garantissent la gratuité de la santé ou de l’éducation (au contraire des propositions sur le salaire à vie).

    Sur le RBI « évolutif et liberal » et le salaire à vie « liberticide », je laisse aux gens qui s’intéressent au sujet se faire leur propre opinion. Je trouve juste le raccourci « révolutionnaire donc liberticide » trés mal venu.

    Vous trouvez que les propositions de Bernard Friot ne sont pas applicable dans l’immédiat pourtant la voie à suivre est bien plus simple que pour le RBI : il suffit d’augmenter les cotisations sociales (comme cela a été le cas de 1930 jusque dans les années 80). Toutes les propositions du réseau salariat se basent sur du déjà-là, rien n’est à inventer. Si on avait dit à quelqu’un en 1930 que 15 ans plus tard, l’accès au soin serait gratuit pour tous et sans condition, ceci grâce aux cotisations, qui l’aurait cru? Est-ce que cette mesure révolutionnaire prise par Ambroise Croizat en 1945 vous semble liberticide?

    Cdt

    Répondre
  20. HERON Bernard

    Cher Maxime,
    Pour résumer.
    Je pense que pour vous comme pour moi « la messe est dite ».
    Je suis définitivement pour un Revenu de Base Inconditionnel d’environ 1000 euros par adulte (en France), 500 par enfants, avec des critères de financement multiples sans aucune restriction (Contributions Sociales incluses).
    Ceci sans limite de revenus supplémentaires qui seront taxés progressivement jusqu’à 50% maximum.
    Vous êtes pour un Salaire à Vie financé uniquement sur les Cotisations Sociales et distribué à compter de 18 ans (16 ?). Avec une fourchette de 1500 à 6000 euros net selon la qualification (à définir).
    A chacun de défendre et d’argumenter. Je pense que nous l’avons fait suffisamment ici.
    Continuons le débat dans nos réseaux respectifs.
    Je continue de mon côté à m’informer pour éventuellement rectifier suite à différentes argumentations.
    Très cordialement

    Répondre
  21. Mr Domfree

    Je trouve l’approche de votre article très néfaste. Vous n’analysez pas le fond du problème, vous jugez cette idée par ceux qui la soutiennent : certains libéraux (pur-jus en plus, quelle